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Guiseppe Remondini (?-1959), ingénieur d'origine italienne, expatrié à Torfou, fondateur en France des motocyclettes Jonghi avec lesquelles son fils Arrigo établit plusieurs records du monde d'endurance sur l'autodrome de Linas-Montlhéry en 1948 et 1951.

 

                                     

 

Les Constructions Mécaniques Jonghi, marque fondée par l'ingénieur Giuseppe Remondini, à partir de la marque Negas et Ray et des capitaux de l'argentin Tito Jonghi.

Association, en 1935, avec les frères Eichel, déjà propriétaires de Prester (commercialisation de modèles Prester-Jonghi).

Succès en Grand Prix avant guerre.

Nombreux records après guerre. La 125 ACT fut choisie par des pilotes de premier plan (Pierre Michel, Roger Gayral, Jean-Pierre Beltoise, etc.) La moto bleue qui est sur la photo à droite fut construite par Pierre Michel, qui l'avait vendue à Jean-Pierre Beltoise, la partie cycle a été récupérée en 1963 par le fils ainé de Pierre Michel (Claude Michel) et confiée à Max Coueille qui a trouvé un moteur 125 simple ACT, pour lequel il a conçu la culasse double ACT qu'il y a sur la photo (il a donc réalisé ce qu'avait souhaité Pierre Michel).

Production de scooters et BMA (bicyclette à moteur auxiliaire) après guerre.

1930 à 1932 : Les Constructions Mécaniques Jonghi, propriétaires : Tito Jonghi, finances, et Giuseppe Remondini, ingenieur.

1933 à 1934 : Tito Jonghi disparaît, Giuseppe fait appel à son père, professeur en Italie, pour renflouer les finances, nouvelle société : Les Constructions Mécaniques Remondini, Père et Fils.

1935 à 194? : Rachat de la société par les frères Prester.

194? à 194? : Les frères Prester semblent avoir été déportés en Allemagne. La société passe sous le contrôle de la SATAM, une entreprise bien connue pour ses pompes à essence.

194? à 1959: Giuseppe reprend le contrôle de Jonghi, peu de succès jusqu'à son décès en 1959. Son fils, Arrigo, passe chez Matra où il travailla sur le V12 de Formule 1.

Du 4 au 15 octobre 1948, Arrigo Remondini établit huit records du monde (5 km, 10 km, 50 km, 100 km et 5 miles, 10 miles, 50 miles) ainsi que celui de l'heure — à 122,984  km/h de vitesse moyenne — sur une Jonghi 125 cm3

(Extrait de Wikipedia)

    

 

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Les Motos JONGHI sont des motos construites entre 1930 et 1959.Se sont des motos de constructeur à savoir un engin quasi entièrement fabriqué par la même maison ou ses sous- traitants exclusifs. La mécanique est indiscutablement originale et parfaitement personnalisée par son ingénieur Remondini ce qui n'était pas le cas de pratiquement tous les petits constructeurs qui ne construisaient pas leurs moteurs.

 

L'histoire commence en Italie. En 1926 après avoir bourlingué dans des entreprises diverses, ALFA-ROMEO ou FRERA, un jeune et brillant technicien du nom de Guiseppe REMONDINI rentre chez NAGA et Ray et y met sur pieds une 350 Latérale à bloc- moteur qui connaîtra quelques succès. Ce qui n'empêchera  pas la marque de se trouver en difficulté. En 1932, REMONDINI, devenu semble-t-il propriétaire de la marque, est sauvé par l'apport financier de Tito JONGHI, industriel argentin qui impose son nom et le transfert des activités en France, au 1 bis boulevard Clemenceau à CHOISIS-LE-ROY où l'on commencera à produire des JONGHI. Les ventes ne seront pas suffisantes et dés le 17 mai 1933, l'affaire est en faillite. La maison gardera toujours le nom mais il avait fallu s'associer avec Messieurs EICHEL frères, déjà propriétaires de Prester : d'où la marque PRESTER-JONGHI utilisée jusque dans les années de guerre.

 

Tant en version Latérale qu'en Culbutée ces TJ4 (TJ pour Tito JONGHI, 4 pour 4 CV) malgré une diffusion limitée par le prix à environ 800 exemplaires, se feront une réputation sportive de premier plan. Réputation renforcée par les réels exploits, en valeur absolue, sur le plan international, de machines d'usine mono double-arbre en 250 et 350.Victoires en Grands Prix, records du monde. Mais tout cela ne faisait qu'insuffisamment bouillir la marmite. A la fin des années 30, la maison fut sauvée par un recours aux engins d'une catégorie à grande diffusion : les bicyclettes à moteur auxiliaire les BMA (ensuite rebaptisées vélomoteurs).

 

Les années 40 verront la reprise du total par la S.A.T.A.M. suite au décès des Frères EICHEL déportés pendant la guerre. La S.A.T.A.M. jusque là spécialisée dans la réfrigération et la distribution de carburants ( les pompes à essence S.A.T.A.M. sont bien connues). Les ateliers sont dès lors transférés au 86bis rue Saint-Denis à la COURNEUVE

 

En 1945 sortent les premiers 100cm3 de marque JONGHI (PRESTER-JONGHI avant guerre) suivi en 1946 par la T 125 d'une conception identique, mais en 125cm3. Ce sont des machines classiques avec de très bons moteurs assez performants pour l'époque. En 1949 sort le modèle type E 50 avec une fourche parallélogramme qui finira par céder la place à une fourche à roue tirée mais ne recevra pas de suspension arrière, la machine ayant eu le plus de succès diffusée à environ 12.000 exemplaires. Puissance 5 CV à 5700 tr/m. vitesse 75 km/h.

 

En 1947, REMONDINI dessine une 125 à ACT, qui atteint 110 km/h. Cette moto, très dépouillée fait très course. En octobre 1948, Arrigo REMONDINI (le fils de Giuseppe) bat 8 records : le 4 celui des 50 km à 122 km/h.724. celui des 50 miles à 123 km/h. le 10 celui des 5 et 10 km et des 5 et 10 miles ; enfin le 15, jour de son mariage, celui des 100 km et de l'heure à 122 km/h.897.

 

L’ACT se prête merveilleusement au gonflage admis par le constructeur qui commercialise un arbre à cames sport. Nombreux seront les pilotes qui utiliseront des ACT pour courir ; les plus connus sont Jean Pierre BELTOISEà ses débuts, Michel qui bouclera un tour de l'anneau de Montlhéry à 137 km/h. et LANDEREAU qui battra le record des 125 Sport à la cote LAPIZE en 1960.

 

L’ACT sera commercialisée entre 1951 et 1955  à environ 500 exemplaires à cause de son prix élevé 185 000 FF. En 1951 contre 145 000 FF. pour une 125 Peugeot. Pourtant elle avait les performances d'une 250 : 8 CV à 7000 tr/m. vitesse 100 km/h.

 

Au Salon de la Moto 1951 sort la 250 type H machine pratiquement identique à la 125 ACT bas moteur commun mais moteur 2 Temps. Évolution de la partie cycle en 1954 avec la fourche télescopique, machine à caractère utilitaire de faible puissance pour une 250 cm3 : 9 CV à 4500 tr/m. vitesse 100 km/h. produite jusqu'en 1957 à environ 1200 exemplaires.

 

Au Salon de la Moto 1953 sort la moto scooter POLO 125 cm3, une 2 temps, scooter avec des roues de moto de conception intéressante alliant la protection d’un scooter et la tenue de route de la moto. Fourche avant à roue tirée comme les autres modèles de la marque. Puissance 6 CV à 6000 tr. vitesse 80 km/h. produite jusqu'en 1957 à environ 1000 exemplaires.

 

 

 

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Documents extraits de "http://moto-jonghi.chez-alice.fr"